Le village de N’Dialakhar, situé à proximité du village de Ngui Nguelakh Peul à Saint-Louis, Sénégal, vient de franchir une étape importante dans la mise en œuvre du projet AQUAFEM, une initiative innovante qui associe pisciculture, aquaponie et autonomisation économique des femmes. Après huit mois d’élevage de poissons, de suivi technique et d’accompagnement des bénéficiaires, les femmes du Groupement d’Intérêt Économique (GIE) local ont procédé, les 8 et 9 juin 2026, à la récolte et à la transformation de leur production.
Lancé en octobre 2025, le projet a permis aux femmes de développer des compétences techniques en élevage piscicole tout en renforçant leur capacité à gérer une activité génératrice de revenus. Cette phase de récolte constitue l’avant-dernière étape du programme et marque l’aboutissement de plusieurs mois d’efforts collectifs.
Sous la supervision du technicien chargé du suivi du projet, l’ensemble des poissons récoltés a été transformé en « Guédj », un produit traditionnel sénégalais à forte valeur ajoutée. Cette transformation représente une étape stratégique dans la chaîne de valeur puisqu’elle permet non seulement d’améliorer la conservation du produit, mais également d’augmenter ses perspectives de commercialisation sur les marchés locaux et régionaux.







Au-delà de la simple production piscicole (cf. photos ci-dessus), cette activité a été l’occasion d’organiser une session d’échanges participative avec les bénéficiaires. Les discussions ont porté sur les stratégies de commercialisation des produits transformés, les acquis enregistrés depuis le démarrage du projet ainsi que les perspectives de développement à moyen et long terme. Ces échanges ont également permis d’identifier les actions nécessaires pour assurer la pérennité des activités après la clôture du financement.
Le projet AQUAFEM se distingue par son approche intégrée du développement local. En combinant production halieutique, maraîchage et plantation d’arbres fruitiers, il contribue à la diversification des sources de revenus des ménages tout en favorisant une meilleure gestion des ressources naturelles. Alors que la commercialisation du poisson transformé se prépare, les bénéficiaires ont déjà entamé les activités de maraîchage et la mise en place de cultures fruitières, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives économiques pour la communauté.
Dans un contexte marqué par les effets croissants du changement climatique sur les activités agricoles et halieutiques, cette initiative apparaît comme un modèle de résilience territoriale. Elle démontre que l’innovation, l’accompagnement technique et l’implication des communautés peuvent générer des résultats concrets en matière de sécurité alimentaire, d’autonomisation des femmes et de développement économique local.
Le succès observé à N’Dialakhar illustre l’importance de soutenir des projets qui placent les femmes au cœur des dynamiques de transformation économique. En renforçant leurs compétences et leur autonomie financière, AQUAFEM contribue directement à la construction de communautés plus inclusives, plus résilientes et mieux préparées aux défis environnementaux de demain.
Cette initiative est portée par l’ONG Agora Santé Publique, à travers le projet AQUAFEM, avec l’appui financier de la Fondation S de Sanofi et l’implication active des femmes du GIE de N’Dialakhar ainsi que des équipes techniques chargées du suivi et de l’accompagnement du projet.
Appréciation de l’initiative
Le projet AQUAFEM constitue une expérience exemplaire de développement local durable. Son principal mérite réside dans son approche intégrée qui associe autonomisation économique des femmes, sécurité alimentaire, valorisation des ressources locales et adaptation aux changements climatiques. En favorisant la transformation des produits halieutiques et la diversification des activités à travers le maraîchage et l’arboriculture fruitière, le projet renforce la résilience économique des bénéficiaires et crée les conditions d’une activité pérenne. Il contribue directement à plusieurs Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment l’ODD 1 (Pas de pauvreté), l’ODD 2 (Faim zéro), l’ODD 5 (Égalité entre les sexes), l’ODD 8 (Travail décent et croissance économique) et l’ODD 13 (Lutte contre les changements climatiques).
Porteurs du projet :
Agora Santé Publique : porteur et coordinateur du projet AQUAFEM.
Fondation S de Sanofi : partenaire financier du projet.
GIE de N’Dialakhar : bénéficiaire et acteur principal de la mise en œuvre sur le terrain.
Source des informations et des images : ONG AGORA
Content Manager : Malick MBOUP, Docteur en Géographie et fondateur de Sen Retail. Domaines de recherche : Pays en développement – Commerce – Grande distribution – Consommation – RSE – DD – ESS.